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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

En 2018, l’Auran a quarante ans !

Créée en mai 1978, l’Auran — Agence d’urbanisme de la région nantaise — a quarante ans ce mois-ci. Quarante années pendant lesquelles elle a accompagné, parfois précédé, le développement de la région nantaise dans la diversité des territoires qui la composent. Territoires en perpétuelle évolution tant par les femmes et les hommes qui y naissent, y viennent, y vivent, y apprennent, y travaillent, s’y amusent, s’y cultivent, y meurent que par son tissu économique ou sa structuration politique.

En 1978, le numérique était encore confiné dans des laboratoires, en tous les cas invisible aux yeux du grand public. En 1978, il y avait encore des chantiers navals au cœur de l’agglomération…

En 1978, l’intercommunalité était encore balbutiante, généralement restreinte à des syndicats à vocation unique. Certains d’entre eux traduisaient cependant, par leur échelle géographique et leur vocation, l’expansion urbaine et la nécessité de travailler de manière cohérente à une échelle dépassant les limites communales, limites que franchissaient de plus en plus souvent — quasi quotidiennement — les habitants, travailleurs, élèves ou étudiants… Citons en deux dont le rôle fut fondamental : le syndicat intercommunal de la voirie rapide de l’agglomération nantaise créé en 1973 et le syndicat intercommunal des transports publics de l’agglomération nantaise créé en 1975. Parallèlement l’État avait initié à la fin des années soixante des démarches de planification à l’échelle de l’estuaire de la Loire — le Sdaam (Schéma directeur d’aménagement de l’aire métropolitaine) — ou des agglomérations de Nantes et St-Nazaire dans le cadre des Sdau (Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme) — celui de Nantes n’ayant jamais été approuvé. Des agences d’urbanisme avaient d’ailleurs été créées à l’initiative de l’État dans un certain nombre d’agglomérations en France, mais pas à Nantes. Ici, certes, une trentaine de communes échangeaient depuis 1967 à l’échelle de la région nantaise mais pas de grand projet commun.

C’est dans ce contexte que naquit l’Auran à l’initiative d’Alain Chénard, élu maire de Nantes en 1977 en même temps qu’une génération nouvelle entrait dans les différents conseils municipaux de l’agglomération. Quatre communes et l’État se lancèrent dans l’aventure le 12 mai 1978. En fin d’année, le nombre de communes monta à onze. L’année suivante, le Conseil général et la Cci les rejoignaient. Parallèlement, en 1979 également, la Semitan était créée[1]. Elle assurait alors la desserte d’une douzaine de communes par une même entreprise de transport public.

 

Les années ’80,

  • naissance d’une agglomération politique
  • un développement structuré autour du tramway

 

Le mouvement était lancé. La volonté de structurer de manière cohérente — intercommunale — le développement de l’agglomération nantaise progressait. Elle s’appuiera d’abord sur un projet de déplacements combinant la mise en œuvre d’un réseau tramway — pour desservir les zones denses de l’agglomération — et la remise en question des pénétrantes autoroutières remplacées par un périphérique (on disait alors “rocade”…)[2].

L’Auran joua un rôle essentiel dans cette dynamique. Sa première vocation était effectivement d’accélérer le développement de l’intercommunalité à l’échelle de l’agglomération. Ce qui fut fait avec la création en 1982 du Siman — syndicat intercommunal à vocation multiple de l’agglomération nantaise.

Dès cette époque l’agence mit en place des dispositifs de veille territoriale (on dira plus tard “les observatoires”) qui lui permettra de capitaliser peu à peu la connaissance sur un territoire débordant largement l’agglomération statistique de l’époque : région nantaise, département, positionnement dans le territoire national… Elle développa également des compétences collectives. Elle participa ainsi à la mise en œuvre et à l’analyse de la première grande enquête sur les déplacements des habitants de la région nantaise (enquête ménages). Enquête qui confirma l’importance qu’il y avait à définir collectivement une stratégie de déplacements pour ralentir l’inexorable ascension de la voiture individuelle dans les déplacements[3].

L’agence travailla, avec la Semitan notamment, à la définition du projet de tramway. Projet de tramway qui n’allait pas de soi à l’époque, avec la mémoire — fantasmée sans doute — de l’ancien tramway, le “péril jaune”. Avant d’être novateur le “tramway moderne” fut présenté comme rétrograde… Les choses ont bien changé depuis. Quoiqu’il en soit, le tramway fut décidé, la première ligne construite puis mise en service en 1985.

Dès les années ’80, l’Auran aborda les problématiques liées à l’environnement en réalisant notamment des cartographies de l’utilisation du sol à l’échelle de la région nantaise ainsi qu’en travaillant avec les syndicats intercommunaux d’assainissement pour tendre vers une gestion globale de l’eau à l’échelle intercommunale.

 

Les années ’90,

  • l’envol de la ville intercommunale
  • les premiers plans de déplacements urbains

 

À la fin des années ’80, l’Auran réalise un important travail de réflexion prospective avec les acteurs de l’agglomération. Après le renouvellement politique des élections municipales de 1989, ce travail permit à l’agence de développer la réflexion sur la “Ville intercommunale”. Cette approche — traduite en 1990 dans le projet d’agglomération du Siman présidé par Jean-Marc Ayrault — fut déclinée dans une série de documents stratégiques élaborées à l’échelle de l’agglomération par l’agence, étroitement associée aux instances de décision : schéma directeur des transports collectifs, plan de déplacements urbains (Pdu), programme local de l’habitat, projet Neptune.

En matière d’intercommunalité, les responsables politiques souhaitaient aller plus loin vers l’intégration. L’agence, s’appuyant sur ses outils d’analyse financière, participa tout au long de la décennie aux travaux qui aboutirent dans un premier temps à la création du District de l’agglomération nantaise en 1992 puis de la communauté urbaine de Nantes en 2001, dénommée Nantes Métropole en 2004.

En 1997, l’Auran anime les travaux préparatoires à un nouveau Pdu, approuvé en 2000. Elle s’appuie notamment sur une enquête déplacements dont elle assure la maîtrise d’œuvre en recourant à l’outil téléphonique, une innovation à l’époque dans ce domaine.

De fait, tout long des années ’90, l’agence travaille en étroite collaboration avec les acteurs de l’agglomération nantaise. Elle est au cœur du processus décisionnel. Elle développe cependant des partenariats avec les autres acteurs de la région nantaise, hors du périmètre institutionnel qui est aujourd’hui celui de Nantes Métropole. Elle participe à la prise de conscience collective que non, décidément, Nantes n’est pas une île.

Elle développe ainsi, par exemple, des travaux avec les bailleurs sociaux — et la ville de Nantes dans un premier temps — pour mettre en commun des statistiques sur les attributions de logements locatifs sociaux. Cette démarche permettra de déboucher collectivement sur le fichier commun de la demande locative sociale au début des années 2000. L’un des premiers dispositifs de ce genre en France. Elle bâtit des observatoires à l’échelle de l’aire urbaine de Nantes[4] et du département.

Les travaux réalisés et les dispositifs de veille mis en place permettent à l’agence de développer une connaissance du territoire de la région nantaise — resituée dans son environnement géographique — qui va lui permettre de jouer un rôle actif dans les transformations territoriales des années 2000.

 

Les années 2000,

  • le temps des SCoT
  • vers l’alliance des territoires

 

En effet, avec le changement de millénaire (c’est une coïncidence…), les partenaires institutionnels — notamment la communauté urbaine de Nantes — grandissent, acquièrent des compétences et étoffent leur savoir-faire technique, y compris en matière d’études. L’Auran continue d’être associée aux dossiers de l’agglomération en tant que partenaire technique ou comme ressource pour apporter des éclairages spécifiques (déplacements, habitat, utilisation du sol, observatoires…).

Le vote de la loi Sru, fin 2000, créant notamment les Schémas de cohérence territoriale (SCoT), donne à l’agence l’opportunité de faire valoir sa connaissance du territoire et des acteurs à l’échelle du département. Elle participe activement au processus de délimitation du SCoT de la métropole Nantes-St-Nazaire (aujourd’hui Pôle métropolitain). Elle est l’une des chevilles ouvrières de son élaboration — avec l’agence d’urbanisme de la région nazairienne, créée en 1989 — apportant une connaissance fine de l’occupation foncière, des dynamiques d’urbanisation et de peuplement à l’échelle de ce grand territoire fédérant initialement cinq intercommunalités. Pour les mêmes raisons elle participe à l’élaboration du SCoT du Pays de Retz (PETR — Pôle d’équilibre territorial et rural — aujourd’hui) et joue un rôle actif dans l’aide à la mise en place des intercommunalités sur les territoires péri-urbains. Le périmètre des adhérents à l’Auran s’élargit tout au long des années 2000. Il intègre même en 2011 la région de la Roche-sur-Yon pour l’élaboration du SCoT du Pays Yon et Vie[5].

Cette activité de l’agence à l’échelle départementale préfigure la volonté très actuelle d’alliance des territoires. Cette capacité de l’agence à travailler avec une multiplicité d’acteurs différents lui permet au début des années 2010 d’être perçue comme un acteur pouvant animer une réflexion prospective sur le territoire de Nantes Métropole.

 

Les années 2010,

  • co-construire
  • élargir le champ des partenariats

 

De 2010 à fin 2012, l’Auran anime la démarche “Ma ville demain, inventons la métropole nantaise de 2030” à la demande de l’ensemble des maires de Nantes Métropole.

« Basée à la fois sur un travail participatif, un libre accès aux éléments de repères du territoire, la transparence sur l’ensemble des contributions, un travail d’analyse de tous les contenus et un apport d’expertises, la démarche repose sur un cadre ouvert. La réflexion ne s’arrête pas aux seules compétences de la communauté urbaine mais interroge en profondeur la vie de la Cité, le vivre ensemble, les choix de développement, le rapport de la métropole au monde. Il ne s’agit ni d’ouvrir un débat sur les politiques publiques, menées à court et moyen terme par Nantes Métropole et les communes, ni de doter la communauté urbaine d’un plan d’actions. Ces réflexions existent déjà, ainsi que les grands documents de planification (Programme Local de l’Habitat, Plan de Déplacements Urbains…). Ma Ville Demain s’attache à cerner les contours d’un modèle de société locale pour aujourd’hui et pour demain. »[6]

Réalisée en quatre temps — 1. La Mise en mouvement, 2. Le Temps des idées, 3. Imaginer les possibles 4. Le choix du cap — la démarche verra plus de 22 000 personnes participer à plus d’une centaine d’événements dans l’agglomération : conférences, cafés citoyens, événements, rencontres grand public etc. Elle associera de nombreuses associations, des écoles, des institutions & réseaux professionnels, les instances participatives des communes et de Nantes Métropole, les élus et agents du service public. Elle s’appuiera aussi sur les travaux d’un atelier prospectif — constitué d’habitants fortement investis dans la vie de l’agglomération — qui travaille parallèlement à des experts dont les analyses sont confrontées au réel et aux futurs rêvés. Une exposition est organisée à la Cale 2 sur l’île de Nantes à l’automne 2012, présentant et synthétisant l’ensemble des réflexions proposées au choix des élus. Le 14 décembre 2012, à partir de tous ces éléments, les élus de Nantes Métropole — présidée par Gilles Retière — adoptent le projet 2030. Celui-ci donne à la métropole « un cadre de référence cohérent, qui s’inscrit dans l’action déjà engagée, tout en étant innovant. Il met en perspective l’histoire de la métropole nantaise et présente un modèle équilibré en 7 chapitres, qui se déclinent en 70 orientations : les fondamentaux à préserver, les initiatives récentes à conforter et les impulsions à donner »[7] : 1.La bonne échelle 2.Une métropole qui respire 3.Un emploi pour tous et une économie innovante 4.Une métropole apprenante 5.Une mixité et une cohésion sociale renforcées 6.Une nouvelle culture de la mobilité 7.La forme de la ville.

La  démarche participative “Ma ville demain” a mis en lumière l’importance de la Loire pour les habitants de l’agglomération et la faiblesse de sa prise en compte dans les stratégies locales — même si, déjà, le projet Île de Nantes a remis le fleuve sur le devant de la scène en faisant glisser/s’étendre le centre d’agglomération vers le sud. Le premier grand débat proposé par  Johanna Rolland — présidente de Nantes Métropole — en 2014 portera d’ailleurs sur “Nantes, la Loire et nous”.

Parallèlement, l’Auran continue d’apporter son appui à la définition et au suivi des politiques publiques de la métropole et des autres territoires adhérents. Jouant encore et toujours son rôle de catalyseur auprès des acteurs des territoires… pour le développement cohérent de ceux-ci… au bénéfice des habitants.

 

Un nouveau projet d’agence

 

En 2015, l’agence[8] engage un projet d’évolution plaçant au centre de son action l’ouverture, l’adaptation permanente aux mutations, le renouvellement des thématiques traitées, et l’efficience dans les projets réalisés.

Évoluant au sein d’un paysage institutionnel mouvant, l’agence s’est donnée les moyens de sa volonté d’ouverture : en direction de ses partenaires directs tout d’abord, avec lesquels une nouvelle forme de collaboration est désormais possible par la création du statut de membre associé ; vis-à-vis de ses pairs, les agences d’urbanisme, par une implication renforcée dans le réseau de la Fnau (Fédération nationale des agences d’urbanisme).

Simultanément la capacité d’adaptation de l’Agence est — dans un contexte de mutations structurantes — un principe vital. A titre d’exemple, la mise en œuvre de la Loi NOTRe a fortement modifié le dessin intercommunal local : au 1er janvier 2017, la Loire-Atlantique est ainsi passée de vingt-trois à dix-sept intercommunalités à fiscalité propre. L’Auran compte depuis lors trois nouveaux adhérents — les communautés de communes Sèvre et Loire, Estuaire & Sillon et Sud Retz Atlantique — qu’elle assiste dans la définition et l’appropriation des enjeux de leurs « nouveaux » territoires.

Le renouvellement générationnel et thématique de l’équipe constitue une opportunité pour monter en compétence sur des sujets structurants, fondamentaux pour l’avenir : l’énergie, la démographie, la planification urbaine, les projets urbains,… Les sollicitations des adhérents s’intensifient en conséquence. Par exemples : projets de planification territoriale et dialogue avec les territoires (élaboration de PLUi et de projets de territoire pour des Epci adhérents) ; assistance à Nantes Métropole dans l’élaboration de son 3ème Programme Local de l’Habitat ; cartographie et rédaction du fascicule de règles dans le cadre du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (Sraddet) ; chantiers urbains tel que l’accompagnement au projet de retraitement de la route de Paris ou le plan-guide de la route de Pornic ; diagnostic pré-opérationnel en collaboration avec la ville de Nantes pour la création d’un centre d’accueil pour les femmes victimes de violences ; déploiement de nouveaux outils et indicateurs visant à améliorer la connaissance du foncier (Repfi — référentiel parcellaire du foncier & de l’immobilier) ; mise en place d’une plateforme “Quid Commerce”, outil d’analyse collaborative des pôles commerciaux de proximité ; renouvellement des méthodes de projections démographiques ; nouvelles expertises sur les enjeux émergents et incontournables pour l’avenir de nos territoires : transition énergétique, alimentation et vieillissement de la population

En mettant en place le statut de membre associé, l’agence renouvelle son regard sur des études qu’elle partage désormais avec des acteurs publics et privés dans des partenariats inédits. En 2017, l’Observatoire partenarial de la transition énergétique — développé avec les principaux organismes publics et acteurs privés intervenant dans le domaine de l’énergie (Ademe, Caisse des Dépôts, Enedis, Grdf, Edf, Engie…) — a émergé dans ce contexte.

L’agence s’investit toujours dans le débat public local. Pour l’année en cours deux chantiers d’importance sont engagés : la participation aux côtés du Voyage à Nantes (Van) au Nantes Food Forum 2018 et la mise en place de collaborations régulières avec le Conseil de Développement et le Van dans le cadre de l’organisation d’événements et débats croisés à destination du grand public sur des thématiques partagées.

Depuis 2016, l’Auran a redéfini sa stratégie éditoriale pour ”faire œuvre de pédagogie territoriale” : partage de la connaissance, vulgarisation des contenus, mise en place des collections “Les Synthèses de l’Auran” et “Les Illustrés de l’Auran”, développement des formats numériques… Cette dynamique s’amplifie en 2018 avec une version web des “Essentiels de l’Auran”, un rôle accru des outils interactifs de visualisation des données et une nouvelle application de cartographie en ligne (“Cart’en main”) ouverte aux adhérents.

Si l’outil numérique démultiplie l’accès et la diffusion des études et analyses, il permet aussi d’alimenter et de communiquer de nouvelles bases de données et sources d’informations. A titre d’exemples : déploiement, à l’échelle de la Loire-Atlantique, de l’outil E-mob permettant aux ménages et aux aménageurs de calculer les impacts budgétaires et écologiques de leurs choix résidentiels ; développement par l’Agence et des étudiants de l’Ecole centrale de Nantes de l’application Metrosat, qui compile automatiquement les temps de parcours réalisés en voiture entre l’ensemble des communes de l’aire urbaine de Nantes et la métropole nantaise…

En 2018 — comme en 1978 — l’Agence d’urbanisme de la région nantaise joue un rôle essentiel dans le développement coordonné des territoires, au bénéfice des habitants et des entreprises aussi bien pour les espaces les plus urbains que pour les campagnes et le littoral, tous appartenant à un même système de territoires interdépendants.

Ce rôle, l’Auran peut l’assurer grâce à un certain nombre de caractéristiques qui lui sont propres et la distinguent d’autres acteurs, qu’ils soient publics ou privés.

L’agence intervient à une échelle géographique plus large que celle des collectivités territoriales. Son appartenance au réseau des agences d’urbanisme lui permet de prendre encore plus de recul et de bénéficier des expériences d’autres territoires.

L’Auran permet la mise en relation d’acteurs hors d’un cadre décisionnel parfois “court-termiste” comme cela peut être le cas dans des instances plus institutionnelles mais aussi pour les bureaux d’études privés soumis aux aléas du marché. La pérennité des ressources financières de l’agence est essentielle pour lui permettre de s’inscrire dans la durée, avec un devoir de responsabilité dans l’usage de fonds publics.

Son statut associatif lui donne souplesse, réactivité et aptitude à faire travailler ensemble des partenaires très différents dans leurs objets. Les expertises croisées et complémentaires qu’elle offre — au travers de son équipe dans la diversité de ses métiers et sa capacité à piloter des projets — s’inscrit dans une logique de résultat et d’efficience. L’agence est ainsi : un lieu de productions d’études à caractère pré-opérationnel, en plus de ses missions d’intérêt général[9] ; un lieu de propositions ; un lieu de mutualisation des moyens et de croisement des études & données ; un lieu de partage — l’Auran “tiers de confiance” — ; un lieu d’innovation : méthodologies & champs d’études émergents et·ou prospectifs.

Aujourd’hui, l’Auran doit répondre à trois enjeux : (1) Développer l’inter-territorialité dans sa version planificatrice (Sraddet, SCoT, PLUi…) mais surtout dans sa version volontaire & coopérative : alliance des territoires, partage & connaissance ; (2) Etre un pôle de débat public : mise en débat, connaissance du territoire, partage des données & informations ; (3) Participer activement à l’ingénierie publique : complémentarité avec les services de l’État, entre·et avec les collectivités locales.

Merci à toute l’équipe et à tous ceux qui ont construit depuis quarante ans cet outil au service de tous.

Patrick Rimbert, président & Benoist Pavageau, directeur général

 

[1] Société d’économie mixte des transports en commun de l’agglomération nantaise, succédant à la Stan (société des transports de l’agglomération nantaise- elle-même créée en 1976)

[2] Voir http://fresques.ina.fr/auran/fiche-media/Auran000033/andre-morice-evoque-les-communautes-urbaines.html pour mieux comprendre la philosophie des aménageurs au début des années soixante-dix

[3] L’enquête suivante, en 1990, confirmerait d’ailleurs cette tendance avec l’effondrement de la part des deux-roues. La part de la voiture ne fléchira pas avant la fin des années quatre-vingt-dix

[4] Définie par l’Insee, « une aire urbaine est un ensemble continu et sans enclave formé par un pôle urbain (unité urbaine offrant plus de 10 000 emplois) et par sa couronne périurbaine, c'est-à-dire les communes dont 40 % de la population active résidente ayant un emploi travaille dans le pôle urbain ou dans une commune fortement attirée par celui-ci. Cette définition a été élaborée entre 1994 et 1996 et appliquée pour la première fois en 1997 dans le cadre du recensement de 1990. La taille minimale des pôles urbains était alors fixée à 5 000 emplois, elle a été portée à 10 000 lors de la révision en 2011 » (Wikipédia)

[5] Pour mémoire, les travaux de Jean Renard dans les années 1960 sur les campagnes nantaise portait sur un périmètre très similaire à celui de l’Auran aujourd’hui. Le système territorial actuel est bien l’héritier du système identifié alors

[6] http://www.mavilledemain.fr/articles/127-principes.html

[7] Op. cit.

[8] Les lignes qui suivent reprennent, légèrement modifiés, des extraits du programme partenarial pluriannuel de travail — cadre 2018-2019-2020 — adopté par l’assemblée générale du 12 janvier 2018

[9] Article L132-6 du Code de l’urbanisme

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