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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

Toujours plus d'étudiants sur les bancs de la fac et des écoles nantaises

 

L’Agence d’urbanisme analyse les dynamiques du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) à l’échelle de la métropole nantaise. L’enseignement et la recherche sont des éléments forts d’attractivité. L’objectif est de positionner Nantes comme l’un des premiers pôles français et européens d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation. C’est dans cette optique qu’est né Campus Nantes, le schéma de développement qui associe la Métropole aux établissements d’enseignement supérieur, et l’observatoire de l’ESRI piloté par l’Auran.

59 944 étudiants étaient inscrits dans les établissements nantais en 2016-2017. À la rentrée 2016, la métropole a accueilli 17 % d’étudiants de plus qu’à la rentrée 2011, soit 8 614 étudiants supplémentaires. La population étudiante croît plus rapidement que la population totale sur l’agglomération nantaise sur les 15 dernières années.

Plus de 57 % des effectifs étudiants de la métropole nantaise sont inscrits à l’Université, hors École Supérieure du Professorat et de l'Éducation. Les universités ont un poids plus important dans certaines métropoles comme par exemple à Bordeaux, Strasbourg ou Toulouse où elles représentent plus de 65 % des effectifs.

95 établissements proposant des formations dans le supérieur sont localisés sur la métropole nantaise dont 26 lycées. Les composantes de l’Université (Médecine, Sciences et techniques, Droit), Audencia Business School et l’École Centrale Nantes enregistrent les effectifs les plus importants soit plus de 1 000 étudiants chacun. Parmi les 20 établissements rassemblant le plus grand nombre d’étudiants, 14 sont des composantes universitaires. Les quelques 75 établissements restants accueillent en moyenne 220 étudiants chacun dont 32 établissements comptent moins de 150 étudiants. La métropole nantaise a accueilli 11 nouveaux établissements privés depuis 2014, dont les effectifs s’évaluent à moins de 150 étudiants.

23 % des étudiants étaient inscrits dans des établissements du secteur privé en 2016-2017. Le poids des écoles privées est un marqueur de la métropole nantaise (19 % dans les métropoles françaises). Près de 60 % des effectifs inscrits en STS (sections de techniciens du supérieur) relèvent du secteur privé. En 5ème position des métropoles concernant les effectifs privés (12ème pour les effectifs publics), la métropole nantaise accueille tous les ans de nouveaux établissements privés de l’enseignement supérieur. Le secteur privé est passé de 19 % à 24 % des effectifs entre 2001 et 2010 sur la métropole. Cette tendance a été générale dans les agglomérations françaises. La part des effectifs dans le secteur privé se stabilise depuis plus de 6 ans. La tendance semble même s’inverser sur les 5 dernières années puisque le poids des effectifs du secteur privé a diminué d’un point. Ces derniers représentent aujourd’hui 77 % des étudiants inscrits dans la métropole. L’Université Catholique de l’Ouest, installée en 2014, comptait déjà 358 inscrits en 2016. Le secteur privé est aussi fortement présent dans les agglomérations voisines de Nantes, notamment à Angers, Laval, Vannes et La Roche-sur-Yon.

3ème, c’est la place de la métropole nantaise pour les effectifs d’étudiants inscrits dans des établissements de l’enseignement supérieur spécialisés dans les domaines des arts et de la culture. Nantes compte près de 3 fois plus d’étudiants dans ces domaines au sein de ses effectifs qu’en moyenne en France. Ces écoles (École de Design, Beaux-Arts, Architecture…) rassemblaient 3 571 étudiants en 2016-2017. La métropole nantaise se distingue aussi des autres métropoles françaises par le poids des écoles de spécialités diverses (4,7 %), des sections de techniciens du supérieur (STS) et assimilés (9,8 %), des classes préparatoires aux grandes écoles (4,1 %).

69 % des nouveaux arrivants sur la métropole nantaise ont entre 15 et 34 ans. L’ESR nantais renforce son attractivité auprès des étudiants du Maine-et-Loire et de la Vendée, mais le recrutement est majoritairement réalisé dans le département de Loire-Atlantique. On dénombre un peu plus de 9 000 étudiants qui s’installent sur la métropole nantaise chaque année. Plus de 80 % de ces nouveaux arrivants choisissent la ville de Nantes comme point de chute. Les étudiants nantais qui quittent l’agglomération se dirigent principalement vers Paris, Rennes et Angers, mais le solde reste positif avec ces territoires. Ce sont les 3 aires urbaines avec lesquelles les échanges réciproques sont les plus intenses.

40 % des habitants de la métropole étaient titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur en 2015. L’agglomération nantaise compte parmi les 7 métropoles au plus fort taux de diplômés du supérieur dans la population des plus de 15 ans non scolarisés en 2014. Nantes Métropole a même connu un rattrapage du poids des diplômés du supérieur par rapport aux agglomérations de Lyon, Grenoble, Bordeaux, Nancy et Strasbourg, entre 1999 et 2014.

46 % des effectifs de l’enseignement supérieur de la région Pays de la Loire sont concentrés sur la métropole nantaise. Cette répartition est restée stable pendant les 10 dernières années. Ce sont essentiellement l’agglomération d’Angers et la métropole de Nantes qui portent cette évolution sur les 5 dernières années. Les pôles universitaires dans l'environnement de la métropole nantaise ont continué d’accueillir un nombre plus important d’étudiants sur les 10 dernières années. Seules les agglomérations de Cholet et du Mans affichent une croissance des effectifs inférieure à 1 % en moyenne annuelle sur les 5 dernières années.

L’observatoire métropolitain de l’ESRI, piloté par l’Agence d’urbanisme, poursuivra ses travaux en lien avec les différents acteurs et les établissements nantais pour accompagner les mutations en cours et à venir : les déménagements et créations d’établissements, la réorganisation autour du projet de nouvelle université nantaise, la place du patrimoine de l’ESR dans la ville, ou encore la mise en place du projet NExT lauréat de l’appel à projets national I-SITE inscrit au Programme d’Investissements d’Avenir. Ces axes seront approfondis dans l’objectif d’identifier des pistes pour l’action publique locale.

  • 59 944

    étudiants étaient inscrits dans les établissements nantais en 2016-2017

  • 95

    c'est le nombre d'établissements proposant des formations dans le supérieur localisés sur la métropole nantaise (dont 26 lycées)

  • 57 %

    des effectifs étudiants de la métropole nantaise inscrits à l’Université (hors École Supérieure du Professorat et de l'Éducation) en 2016-2017

  • 23 %

    des étudiants étaient inscrits dans des établissements du secteur privé en 2016-2017

  • 3 ème

    c’est la place de la métropole nantaise pour les effectifs d’étudiants inscrits dans des établissements de l’enseignement supérieur spécialisés dans les domaines des arts et de la culture

  • 69 %

    des nouveaux arrivants sur la métropole nantaise ont entre 15 et 34 ans

  • 40 %

    des habitants de la métropole étaient titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur en 2015

  • 46 %

    des effectifs de l’enseignement supérieur de la région Pays de la Loire sont concentrés sur la métropole nantaise

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