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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

La tech nantaise en recherche de main d’oeuvre

La forte attractivité de l’écosystème tech nantais se vérifie cette année encore, avec l’arrivée de « stars » nationales comme OVH ou Vente-Privée. Pour ce qui est de l’emploi, l’hypercroissance s’accompagne de recrutements massifs. Le recrutement est aujourd’hui encore plus qu’hier le nerf de la guerre au sein d’un écosystème numérique qui ne cesse de s’agrandir. Le Web2day, qui aura lieu du 5 au 7 juin, proposera un espace « talents » avec plus de 1 000 postes à pourvoir dans le numérique.
Cependant, ce sont surtout les entreprises de services numériques ou les filiales informatiques des grands groupes qui proposent ces d’offres d’emplois.

75 % des entreprises du numérique de la métropole estiment que le secteur est en pénurie de main d’œuvre. Les quelques 1 500 étudiants diplômés du numérique nantais qui entrent sur le marché du travail chaque année n’ont que l’embarras du choix rien qu’en pensant aux quelques 500 recrutements cumulés et annoncés par OVH, Compte Nickel et Talend ou encore au plus de 1 000 postes proposées par des entreprises de services numériques sur l’espace « talents » du Web2day. Le langage start-up nous a habitués à parler de talents. Aujourd’hui, c’est tout simplement de main d’œuvre dont ces entreprises ont besoin et les start-up nantaises vont faire face à une concurrence accrue sur le marché de l’emploi et de façon plus marquée à Nantes qu’en général en France.

300 start-up localisées en Loire-Atlantique au 31 mars 2019. Une vingtaine de start-up nantaises sont sur le point d’accélérer et leur développement reste suspendu à la réussite d’une levée de fonds, à l’obtention d’une certification ou encore à la généralisation d’une expérimentation chez un grand compte. Pas trop de doute en revanche pour de nombreuses autres start-up qui se stabilisent à moins de 5 salariés. Celles-ci ont de grandes chances de rester modestes en taille soit parce que leur activité peut être assimilée soit à du conseil, de l’artisanat ou du commerce en ligne, soit parce que leur projet a déjà laissé passer le train de la croissance.

98 start-up actives au sein de l’écosystème nantais ont leur siège hors du département. Parmi les start-up qui participent à l’écosystème nantais, on compte 18 entreprises parisiennes, 15 vendéennes et 10 d’Ille-et-Vilaine et du Maine et Loire. Pourquoi ? parce qu’elles trouvent à Nantes ce dont elles ont besoin pour se développer ou parce qu’elles ont été attirées par les structures et dispositifs d’accompagnement.

4 sociétés ont dépassé la barre des 20 salariés depuis le 31 mars 2018. Le cercle des entreprises en croissance était jusqu’ici limité à une quinzaine d’entreprises. Certaines sont des exemples déjà anciens et bien connus de l’entrepreneuriat innovant à Nantes comme Hydrocean, aujourd’hui Bureau Veritas Solutions Marine & Offshore, ou encore MyScript qui vient de fêter ses 20 ans. Néanmoins, plusieurs sociétés ont passé le cap des 20 salariés cette année : Allovoisins, Weenat, Gens de confiance, Zéro-Gâchis, Guestapp et Geo3L. Toutes ont passé la barre des 20 salariés et sont engagées dans un développement rapide.

24 créations de start-up sont enregistrées quand elles étaient 30 en 2018-17 et un peu plus de 50 en 2017-16 et 2016-15. Ce ralentissement est un phénomène ressenti dans tous les écosystèmes français et témoigne d’une retombée généralisée du soufflé de la création. En clair, on revient sur les niveaux de créations que connaissait la métropole nantaise avant 2015, c'est-à-dire avant la mobilisation générale autour du phénomène start-up tant dans les politiques publiques que dans les grands groupes.

Sources : Insee, Diane, Auran.
  • 75 %

    des entreprises du numérique de la métropole estiment que le secteur est en pénurie de main d’œuvre

  • 300

    start-up localisées en Loire-Atlantique au 31 mars 2019

  • 98

    start-up actives au sein de l’écosystème nantais ont leur siège hors du département

  • 4

    sociétés ont dépassé la barre des 20 salariés depuis le 31 mars 2018

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