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Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise

L’Agence d’urbanisme de la région nantaise (AURAN) produit des analyses, décrypte les tendances et actualise des données pour les collectivités. C’est un outil partenarial d’aide à la décision pour les élus et une ressource pour la compréhension et la mémoire des territoires.

Attractivité économique : la dynamique nantaise

Les classements sur l’attractivité et le dynamisme des métropoles françaises sont légion chaque année. Nantes s’y avère « avenante » pour L’Express qui la fait figurer en tête du classement des villes où il fait bon travailler. Le baromètre d’Arthur Loyd paru cet automne place Nantes au 1èr rang des grandes métropoles grâce à sa résilience et ses performances économiques. Elle y apparaît encore, selon la magazine économique Forbes, en 3ème position des villes où lancer sa start-up en France, juste derrière derrière Lyon et Lille.

 

Pour conduire les actions publiques d’attractivité et d’accueil des entreprises, l’Agence a été missionnée pour mettre à jour annuellement un tableau de bord des indicateurs d’attractivité économique. Mis en place avec l’Agence de Saint-Nazaire, l’ADDRN, et Nantes Saint-Nazaire Développement, le tableau permet de comparer les items approchant l’attractivité des entreprises et des individus pour le duo nantonazairien avec ceux de Lyon, Aix-Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Strasbourg, Grenoble et Rennes. Nantes se distingue des autres métropoles par son dynamisme en matière de main-d’œuvre mais pas seulement.

 

934 165 habitants, 313 457 emplois salariés privés, et un taux de chômage dans la zone d’emploi qui repasse sous le niveau de 2013, l’aire urbaine nantaise se positionne respectivement au 7e, 6e et 2e rang des aires urbaines françaises sur ces indicateurs. Tous les feux sont au vert pour laisser penser que des places seront encore prises avec les données du prochain recensement. Sans rentrer dans le détail de toutes les données colligées, ni des actions publiques à mener pour pérenniser cette dynamique, voici en quelques chiffres de quoi illustrer les différentes facettes de la croissante attractivité de l’aire métropolitaine nantaise.

 

Une forte progression de la qualification des actifs

L’INSEE le rappelait encore dernièrement : les cadres représentent l’un des deux moteurs d’emploi dans les métropoles, l’autre moteur étant composé des employés non qualifiés.

Concernant le niveau de qualification, l’aire urbaine nantaise affiche la plus forte évolution nationale entre 2009 et 2014 sur le poids que représentent les cadres dans la population active, soutenue par une forte progression des diplômés de l’enseignement supérieur sur la même période et une part de personnes non diplômées (22,4 %) la plus faible parmi les aires métropolitaines comparées.

 

Revers de la médaille ? L’aire urbaine de Nantes se positionne en revanche en fin de peloton quant au salaire moyen des ouvriers (9e rang) et des cadres (10e rang).

 

Tableau 1 : Qualification de la population sur l’aire urbaine de Nantes en 2014 (INSEE.RP)

Source : INSEE, RGP. 2009, 2014

 

L’attractivité démographique : une opportunité pour l’économie présentielle

Ce dynamisme fait écho à celui observé sur l’évolution de la population. Nantes se place au 3e rang national de croissance démographique entre 2009 et 2014 et au 4e rang sur le solde migratoire. S’inscrivant dans l’attractivité démographique de la façade atlantique, la croissance démographique profite à la progression de l’emploi local avec un gain de près de 25 000 emplois dans la sphère présentielle entre 2000 et 2014. Pour rappel, la sphère présentielle comprend les activités économiques mises en œuvre localement pour la production des biens et des services visant la satisfaction des besoins de personnes présente dans la zone (résidentes ou touristes)

Fait remarquable par ailleurs, et même si la qualité des emplois n’est pas observée en tant que telle ici, la métropole nantaise se positionne au 1e rang du taux de travail féminin, avec le seul taux dépassant les 90 %. Nantes est suivi de Rennes et Toulouse. Question égalité salariale Femmes / Hommes, ce sujet semble être malgré tout encore un terrain de progression.

 

 

Une métropole où il fait bon implanter son entreprise

L’évolution nantaise peut également témoigner de l’attractivité de la métropole en se positionnant au 2e rang en termes de progression du nombre d’établissements entre 2011 et 2016 et au 5e des taux de création d’établissements.

La dynamique French Tech et le 2e rang des emplois privés dans le numérique, la forte fréquentation du Salon des Entrepreneurs qui se tient cette semaine ou encore la vitalité des différents réseaux d’entrepreneurs témoignent de la bonne dynamique entrepreneuriale nantaise.

Pour accueillir ces entreprises, et notamment celles du tertiaire productif, le marché de l’immobilier de bureaux de la métropole nantaise a de nouveau franchi le seuil des 100 000 m2 placés (108 600 m2) en 2016, se placant ainsi dans les 5 premiers marchés tertiaires, en surfaces transactées, derrière Paris, Lyon, Lille et Toulouse, et au coude-à-coude avec Aix-Marseille et Bordeaux.

A noter que les activités les plus fréquentes à venir s’implanter sur la métropole ces dernières années sont les sociétés de conseil aux entreprises, les entreprises du numérique, les centres de R&D, les banques et assurances.

 

Source : INSEE, RGP, Aire urbaine. 2016

 

 

Pour en savoir plus :

  • 313 457

    emplois salariés privés dans l’aire urbaine

  • 3e rang

    de la croissance démographique pour l’aire urbaine nantaise (2014)

  • 2e rang

    pour un taux de chômage de 8 % en 2016 qui continue de baisser

  • 4e rang

    pour le poids des cadres de fonctions métropolitaines dans l’emploi (12,5%)

  • 3 %

    c’est l’évolution annuelle moyenne entre 2009 et 2014 du nombre d’emplois de conception-recherche

  • 1er rang

    sur cette croissance pour l’aire nantaise et 17 834 emplois en 2014

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